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L’Obeissance, Mieux Que Les Sacrifices !

lundi 22 février 2010, par Gildas DJISSA

Genèse 22 : 12 « Car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique »

L’un des préalables essentiels à la réalisation de grandes œuvres dans l’expérience humaine, c’est bien le sacrifice. L’histoire des peuples, des nations et mêmes de simples vies individuelles est jonchée d’exemples éloquents de sacrifices importants. Pour la réussite à un examen, un élève consciencieux renonce à bien des loisirs avec leur lot de plaisir. Pour la défense de la patrie, un vrai soldat enrôlé est prêt à pousser l’engagement jusqu’au sacrifice de sa propre vie.

La légende baoulé raconte qu’une certaine reine du nom d’Abla Pokou aurait sacrifié son unique fils à une divinité des eaux, afin que son peuple puisse effectuer la traversée salvatrice d’un fleuve au moyen d’un pont providentiel fait de crocodiles, d’hippopotames et autres espèces aquatiques. Une fois l’autre rive gagnée, Abla Pokou aurait prononcé affligée de la douleur de ce sacrifice : « Ba-Ouli » qui veut dire l’enfant est mort. De cette émouvante expression serait né le nom du peuple baoulé de Côte d’Ivoire. Ces différents exemples de la vie sociale laissent entrevoir que rien de grand ne se fait en dehors d’une certaine abnégation, en dehors d’un certain renoncement, sans sacrifice.

Dans les saintes écritures, la notion de sacrifice revient également avec encore plus d’expression. Moise a renoncé au somptueux palais royal de Pharaon, au glorieux destin de prince, pour la libération du peuple d’Israël. (Exode 2 : 11 à 22). Les disciples de Jésus ont abandonné tous projets humains légitimes : carrière professionnelle, vie de famille, etc. pour le ministère du Seigneur (Mathieu 4 : 17 à 22). Dieu le Père lui-même n’a pas hésité à livrer le fils en sacrifice expiatoire de nos péchés. Si Jésus lui-même n’avait pas consenti Golgotha, la croix et le tombeau, quel serait le fondement de notre foi ? De toute évidence, le sacrifice apparaît dans la vie chrétienne comme une bien noble vertu et le corps du Christ éprouve encore de nos jours, le besoin de chrétiens engagés, prêts à d’importants sacrifices pour l’avancement de l’œuvre.

Mais voici qu’il est écrit : « … L’obéissance vaut mieux que les sacrifices… ». Je crois que ce qui intéresse le Seigneur au premier chef, ce n’est pas tant les bons gestes, les privations, les abandons, mais la disposition d’esprit qui les sous tend réellement. Je crois que ce que le Seigneur veut de toi, c’est moins le temps consacré, l’argent donné, les plaisirs délaissés, la discipline religieuse observée, que la culture d’un état d’esprit de soumission, l’obéissance. C’est pourquoi il empêcha Abraham d’ôter la vie à son fils Isaac alors même qu’Il (l’Eternel Dieu) le lui avait bien demandé de façon précise (Genèse 22).

L’obéissance plait vraiment beaucoup mieux à notre Dieu que les sacrifices si grands soient-ils. Il ne s’agit pas ici d’une obéissance mécanique à l’enseignement classique de la morale chrétienne comme ce fut le cas du jeune homme riche qui pouvait se vanter d’observer religieusement le respect des dix commandements alors qu’il n’était pas disposé à abandonner ses biens pour véritablement suivre le Seigneur (Marc 10 : 17 à 22). Je parle d’une obéissance plus profonde. Je parle de l’obéissance qui commence par la recherche du projet personnel de Dieu pour toi, l’écoute de sa voix, le discernement de ce qu’il attend de toi à chaque instant de ta vie, pour finir par le déploiement de tout ton être et de tout ton avoir dans le sens de la soumission à Lui.

De ta grâce Seigneur et par la foi, je reçois ce matin un cœur davantage prêt à tous les sacrifices pour toi et un esprit particulièrement attentif et obéissant à ta voix.

Gildas DJISSA

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