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Pourquoi Adorons-Nous ?

mardi 20 octobre 2009, par Josaphat TCHETAN-AWO

« Me voici, Envoie-moi. » Esaïe 6.8

On raconte l’histoire d’un pasteur d’une grande église, debout devant un sanctuaire presque vide. Contemplant les bancs vides, il ne vit que quatre personnes dans la congrégation – un jeune homme et trois dames âgées. Le prédicateur commença en ces termes : « Je te suis reconnaissant, ô Dieu, parce qu’au moins quelques personnes ont fait l’effort de venir pour t’adorer, pour se nourrir de la Parole divine, et parce qu’elles ne pensent pas que tu sois moins important que la partie de football que l’on présente à la TV. » Soudain, le jeune homme assis sur le dernier banc, bondit sur ses pieds. « Oh, non ! J’ai oublié cette partie ! » cria-t-il en courant hors de l’église.

La question que nous devrions-nous poser est la suivante : « Avons-nous quelque chose de mieux à faire que de venir adorer ? » Nous sommes toujours très occupés par les tâches domestiques – lire des livres, regarder des films ou du sport, voyager sur l’Internet. Qu’est-ce qui nous motive à mettre de coté la TV, à remettre des courses au centre commercial, et à venir adorer Dieu ? Je suppose que pour certains la réponse est : l’habitude – et à vrai dire ce n’est pas une mauvaise habitude.

D’autres viennent au culte parce qu’ils combattent avec Dieu. Parce qu’ils sont tristes ou blessés. Parce qu’ils se sentent perdus ou solitaires. Dans de tels cas, assister au culte devient un élément de leur quête de réponses. D’autres encore viennent adorer contre leur volonté – leurs parents les y contraignent, ou peut-être un conjoint. Ils cèdent pour avoir la paix.

Je voudrais, Bien-aimé(e)s du Seigneur, proposer les réponses ci-après :

1. Pas pour échapper à la réalité. L’adoration est quelque chose qui se passe dans la vie réelle. Adorer dans le sanctuaire ne signifie pas ignorer ce qui se passe dehors. Nous n’adorons pas pour échapper à ce qui arrive à l’extérieur, mais pour trouver des moyens d’y faire face. Apporter avec nous les anxiétés de notre vie fait partie de l’adoration. Nous apportons nos craintes, nos soucis familiaux et/ou professionnels, les problèmes du monde, et nous les présentons à Dieu par la prière, à la recherche de réconfort et de directives.

2. Pour recevoir quelque chose/ donner quelque chose. La véritable adoration est centrée sur Dieu. Beaucoup de gens se trompent en pensant que l’adoration ne sert que nos intérêts. Il est vrai que nous adorons pour recevoir quelque chose de cette expérience. Cependant, notre motivation première devrait être d’offrir quelque chose à Dieu. Et tant que rien n’est offert à Dieu dans notre adoration, il n’y aura rien à recevoir pour nous. Tant que Dieu n’est pas glorifié par notre adoration, nous ne pouvons pas être bénis. Le culte n’est pas un amusement et c’est la présence de Dieu qui rend l’adoration complète.

3. Pour reconnaître la sainteté de Dieu. La véritable adoration commence par la connaissance de la sainteté de Dieu. Nous avons en partie perdu cela de vue dans nos services de culte. Quand Moïse devint conscient de la présence de Dieu dans le buisson ardent, il eut peur. Quand Jacob s’éveilla de son songe de l’échelle, il eut peur : « L’Eternel était certainement en ce lieu et je ne le savais pas » Genèse 28.16

4. Pour nous comprendre nous-mêmes. Dans l’adoration, nous en venons à connaître nos faiblesses et notre besoin du pardon de Dieu. Quand, dans Esaïe 6.3, les anges chantent « Saint, Saint, Saint est l’Eternel des armées, toute la terre est pleine de sa gloire », le prophète s’écrie dans Esaïe 6.5 « Malheur à moi ». L’expérience provoque une reconnaissance soudaine de son état de péché. Nous ne pouvons venir en présence de Dieu sans être rendus conscients de sa sainteté et sans percevoir notre propre iniquité. Paul, écrit : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » Romains 3.23. C’est la raison pour laquelle la prière et la confession devraient toujours faire partie de notre adoration. Nous avons besoin d’entendre le même message que l’ancien prophète : « Ton iniquité est enlevée et ton péché est expié. » Esaïe 6.7.

5. Pour que nos vies soient différentes. Cette différence implique le service. L’adoration à son meilleur niveau motive toujours l’adorateur à relever ses manches et à se mettre au travail. Nous entrons dans l’Eglise pour adorer et nous y sortons pour servir. Adoration et Service vont de pair. Dans la vie chrétienne, il n’y a aucun moyen d’offrir un culte sans aussi servir. Lorsque Esaïe fut en présence de Dieu, après avoir entendu l’appel à l’adoration, confessé ses péchés et obtenu le pardon, la voix de Dieu résonna à nouveau dans Esaïe 6.8 : « Qui enverrai-je ? Et qui marchera pour moi ? ». C’était un appel au service auquel le prophète répondit, sans équivoque, par : « Me voici ! Envoie-moi ! »

Bien-aimé(e)s du Seigneur, la véritable question n’est donc pas Pourquoi adorons-nous ? mais plutôt Qu’allons-nous faire quand nous sortirons du sanctuaire ?

Le prophète Esaïe fut envoyé prêcher le message au peuple. Quelle est notre tâche ? Qu’est-ce que Dieu veut que nous fassions cette semaine ? Qui devons-nous aimer un peu plus ? Qui dans notre communauté devons-nous rejoindre avec un petit effort supplémentaire ? Qui connaissons-nous qui ne vient pas au culte et qui a besoin d’être invité ? La réponse peut changer d’une semaine à une autre, parce que les occasions et les défis changent.

Puisse notre réponse demeurer toujours : « Me voici ! Envoie-moi ! »

Bonne Semaine ! Josaphat TCHETAN-AWO

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