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Le Respect Coûte Peu, Mais Achète Beaucoup !

lundi 3 août 2009, par Martial KOUNOU

Exode 20 : 12 "Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne.’’

« Il y a quelques semaines, dans un quartier de Cotonou, s’est déroulée une scène peu commune. Un jeune homme (appelons-le René) qui se rendait à un autre bout de la ville, a négocié les services d’un conducteur de taxi-moto (nommons-le Paul). Paul, un homme d’un certain âge, a convenu du prix avec René. Une fois à destination, ni Paul, ni Paul n’avait de monnaie. René demanda alors à Paul de l’attendre, le temps qu’il cherche, dans la maison où il se rendait, la monnaie pour pouvoir payer ses services.

Paul, qui a sans doute vu disparaître bien des clients de qui il avait reçu de pareilles promesses, refusa fermement et demanda à René de chercher sur place la monnaie et de lui payer son dû. Une altercation s’ensuivit au cours de laquelle René leva la main et porta une première gifle, ensuite une seconde puis une troisième à l’oreille de celui qui avait l’âge de son père. Ce dernier, surpris par le cours des événements, ébaucha un sourire malicieux et, avec un sang froid déroutant, lui dit : « Mais que t’ai-je fait pour que tu me gifles ? Je ne répondrai pas à tes gifles mais tu n’en donneras plus jamais à personne d’autre. »

Ce disant, Paul disparut avec sa moto, sans plus réclamer à René l’objet de leur mésentente. René ne fut pas long avant de noter les conséquences de son acte ; dès le lendemain, il se trouva dans l’incapacité de se mouvoir. Ses membres ne semblaient plus répondre à ses sollicitations. Apeurés, ses parents le conduisirent à l’hôpital où, trois jours après l’incident, René passa de vie à trépas. »

Chers lecteurs, cette histoire vraie qui m’a été racontée par un témoin des faits, peut servir de base à de multiples analyses. Pour ma part, je voudrais n’en retenir qu’une, en espérant que les contributions des uns et des autres permettront de cerner les autres aspects et de ressortir les leçons qui peuvent s’en dégager pour notre édification. Je voudrais m’intéresser au respect dû aux adultes.

L’un des points du décalogue (les dix commandements) porte sur les relations entre les enfants et leurs parents. Le verset 12 de Exode 20 invite instamment les enfants à honorer leurs parents afin de voir leurs jours se prolonger. Plus loin encore, nous lisons dans Ephésiens 6 2-3 « Honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement avec une promesse), afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre. »

Le mot ‘’honorer’’ est un thème générique qui englobe beaucoup de comportements et de concepts dont celui de respect. En tant qu’enfant, nous avons un devoir de respect vis-à-vis de nos parents. Mais il ne s’agit pas que de nos parents, nos géniteurs. Il s’agit aussi de toutes autres personnes qui sont plus âgées que nous, qu’elles soient du même âge que nos parents ou d’âges différents. Dans le domaine social et professionnel, le respect demande peu d’effort mais il rend d’énormes services au point où on peut dire qu’il coûte peu mais qu’il a tellement de valeur qu’il peut acheter beaucoup de choses.

Chers lecteurs, sommes-nous obéissants à nos parents ? Les honorons-nous ? Ne les humilions-nous pas souvent ? Prenons-nous soin d’eux comme il se doit ? Pour bien des parents, leurs enfants constituent leur caisse de sécurité sociale (retraite). Nous acquittons-nous, à la régulière, de ce devoir qui nous incombe ? Au-delà des parents, est-ce que nous payons aux personnes âgées notre dette d’égards, de respect, de considération ? En tout cas, ne faisons jamais comme le René de l’histoire qui a dû abréger ses jours en manquant à ce devoir sacré. Il n’a pas honoré (respecté) une personne qui pouvait être son père. En conséquence de la parole de Dieu, il n’a pas vécu longtemps. Sa vie fut même trop brève.

Puissions-nous comprendre la portée profonde de ce commandement et faire preuve de retenue, de tempérance, de patience devant toutes situations susceptibles d’éprouver notre sang froid. On dit quelquefois des enfants de Dieu qu’ils sont bêtes. Au lieu de prendre cela comme une insulte, nous devrions plutôt le considérer comme une attestation de ce que nous craignons Dieu. Dieu vous bénisse ! Martial KOUNOU

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