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La Confusion Est-Elle Evitable ?

lundi 18 juillet 2011, par Bertrand DAVO

« Allons ! Descendons et là, confondons leur langage afin qu’ils n’entendent plus les langues, les uns des autres » Genèse 11:7 Au début de l’humanité et à l’issue d’un événement que l’histoire biblique n’a pas manqué de retenir, le nom d’une ville changea de signification passant de « porte de Dieu » à « ville de confusion ». Cette ville, Babel pour ne pas la nommer, est sise dans la plaine entre les fleuves Tigre et l’Euphrate. Comment ce changement de signification se produisit-il ? Tirant leçon de la force que constituait leur unité linguistique (toute la terre avait à l’époque une seule langue et les mêmes mots), les populations conçurent et accouchèrent l’idée de se construire une tour dont le sommet culminerait avec le ciel et dans laquelle elles resteraient toutes ensemble en un seul lieu. Elles étaient résolues à se faire un nom. Cette idée ne resta pas longtemps à l’étape de projet. Très rapidement, les populations passèrent à la phase de mise en œuvre qui connut un succès phénoménal. Mais cette aventure déplut à Dieu qui convertit la langue, principal élément fédérateur de cette communauté, en une multitude de dialectes, ce qui rendait la communication pourtant vitale à ce type de projet impossible. Les acteurs ne pouvant plus se comprendre, la coordination des travaux du chantier ne pouvait qu’échouer. Las de ne plus s’entendre, une dispersion s’ensuivit mettant un stop net à ce rêve sans mesure. On ne peut résister à la tentation de s’interroger sur les raisons possibles de l’aversion de Dieu pour la mise en œuvre de ce projet qui avait tout au moins le mérite de mettre d’accord toute une population sur une initiative. Alors qu’on pouvait s’attendre légitimement à ce qu’il en tire gloire et honneur, Dieu y régit de manière adverse. De notre point de vue, trois raisons pourraient expliquer la position de notre Dieu. D’abord, dans Genèse 1 :28, il avait mandaté l’homme et la femme de se multiplier (avec l’idée de se disperser) et de remplir la surface de la terre. Laisser ce projet aller à son terme serait forcément attentatoire à la réalisation du désir de voir la terre couverte de la descendance d’Adam et Eve. Ensuite, la motivation intrinsèque des acteurs de ce projet pharaonique était moins de donner gloire à Dieu que d’assouvir un désir d’exaltation personnelle comme en témoigne leur déclaration « faisons-nous un nom ! ». Enfin, la sagesse chrétienne aurait recommandé que nos ancêtres mettent Dieu au centre de cette réalisation en le consultant pour s’assurant qu’il n’y était pas opposé. Ils n’en firent rien et foncèrent, têtes baissées, dans une aventure qui se révéla une vraie mésaventure. J’imagine les pionniers de ce projet se mordant les doigts après-coup et regrettant d’avoir détruit l’harmonie de départ en concevant et en mettant en œuvre ce projet. Mes frères et mes sœurs, la sagesse veut que nous apprenions des erreurs des autres. Mais sommes-nous aujourd’hui plus sages que nos ancêtres ou nous comportons-nous à tout le moins différemment ? Rien n’est moins sûr. En effet, beaucoup de nos contemporains, les chrétiens y compris, sont régulièrement victimes de confusion similaire à celle que Dieu a ci-dessus infligée à nos ancêtres. Mais subir la confusion de la part de Dieu n’est pas une fatalité. C’est un mal bien évitable. Trois recettes peuvent nous mettre à l’abri du camouflet qu’il est en droit d’opposer à nos velléités d’extrême autonomie. Premièrement, pour tout ce que nous projetons de faire, nous devons tenir compte de l’ordre établi par Dieu à travers les saintes écritures. Deuxièmement, nous devons mettre Dieu au cœur de tout ce que nous entreprenons en l’associant. A ce niveau, il nous faut comprendre que sans Jésus, nous ne pouvons rien car nous serions des sarments déconnectés du cep. Troisièmement et enfin, nous devons inscrire le contrôle de nos actes, nos attitudes, nos propos et nos projets dans une perspective qui nous évite de faire pousser des ergots à notre personnalité et nous éloigner de l’approbation de notre sauveur. Ces précautions forment un paquet minimum que nous gagnerions à garder présentes à l’esprit pour éviter de vivre des confusions provenant de Dieu car Il est mille fois moins dur de subir de confusion provenant d’une autre source que de devoir tomber dans les mains de Dieu qui nous en inflige une. Que Dieu vous bénisse !

Bertrand DAVO

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