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L’Ingratitude, Un Grand Péché

lundi 30 mai 2011, par Antoine DJETE

« J’ai nourri et élevé des enfants mais ils se sont révoltés contre moi » Esaïe 1:2

Le dictionnaire Larousse définit l’ingratitude comme le caractère de quelqu’un qui méconnait les bienfaits reçus et qui ne témoigne aucune reconnaissance à qui il les doit. Passe encore si notre ingratitude ne ciblait que les humains comme nous. Le plus tragique, c’est que nous faisons souvent de Dieu, à qui nous devons tout y compris la vie, la victime de notre manque de reconnaissance.

La nature de ce péché qui en fait un acte très subtil le soustrait à la nomenclature des péchés que bon nombre d’églises évangéliques sanctionnent par la mise sous discipline. Ainsi, là où une personne qui s’est rendue coupable de vol, de viol, de meurtre, de bagarres, de fornication, d’adultère, etc subit les sanctions conventionnelles, l’église reste relativement impuissante par rapport au péché d’ingratitude. Et pourtant c’est le péché très courant qu’hommes, femmes, jeunes voire les enfants commettent indistinctement.

Une sagesse africaine dit que « dans toute bouche qu’Il fend, Dieu met du mil ». Ainsi, l’amour de Dieu est si grand vis-à-vis de la race humaine que Dieu a consenti le sacrifice suprême, celui de se détacher, de se dessaisir de son fils, son unique, pour l’offrir en victime expiatoire et en rançon pour réconcilier l’humanité avec Lui-même. Préoccupé par l’état de notre âme, Dieu l’est aussi de la santé de notre corps et travaille inlassablement à ce que nous jouissions d’un bien-être physique et mental. C’est ainsi qu’il nous recouvre de la santé, nous garantit la survie à travers des emplois stables, œuvre dans le silence pour que nos foyers soient des havres de paix et nous permet d’être le reflet de la vie qu’il incarne. Pendant nos voyages, il dresse des cohortes invisibles d’anges pour nous garder en parfaite sécurité. La nuit, lorsque satan et ses anges croient être les maîtres incontestés de l’Univers, sa grâce surabondante nous met à l’abri de leurs pièges.

Si dans les conditions normales, l’homme normal réagit normalement, ne sont-ce pas là autant de motifs pour témoigner une reconnaissance sans borne à celui de qui l’on tient tous ces bienfaits ? Et pourtant, l’actualité est assez riche pour nous montrer qu’au lieu de la reconnaissance et des actions de grâce, les êtres humains s’enflent de suffisance croyant naïvement que c’est par la force de leurs bras, par la vivacité de leur intelligence qu’ils ont tout ce dont ils se réclament. Ils deviennent ingrats, incompréhensibles, insensibles et, comble de malheur, rebelles. Ils s’érigent en ennemis de Dieu, critiquent effrontément ceux qui placent leur espoir en Dieu, profanent le sacré, ridiculisent les vertueux et offensent Dieu, se croient les égaux de Dieu. En un mot, ils se révoltent contre Dieu.

Eh oui ! biens aimés, sachez que l’ingratitude est la forme accomplie de révolte contre Dieu qui nous a aimés, sauvés, qui nous nourrit et nous préserve de bien des dangers.

Etant ingrats envers Dieu, nous ne reconnaissons pas Sa Main puissante dans notre vie. Nous comptons sur nos propres forces et nous nous égarons loin de lui. Nous nous révoltons contre les ordonnances de Dieu, le Créateur. Le péché devient alors un passe-temps favori dont on se délecte sans regret ni remord.

Se révolter contre Dieu, c’est aussi refuser d’obéir à sa voie, se tracer son propre dessein et avenir, méconnaître l’œuvre de Dieu dans notre vie, utiliser constamment les expressions telles que « je, moi, moi-même, le mien, mes » sans jamais rendre gloire à Dieu, sans jamais être reconnaissant.

Bien aimé(e)s, apprenons à être reconnaissants, à l’exprimer car c’est une marque de profonde humilité. Soyons reconnaissants à Dieu pour ce que nous sommes et pour tout ce que nous recevons. Soyons persuadés que sans la main puissante et protectrice de Dieu, nous ne pouvons rien être ni rien avoir. Manifestons notre reconnaissance, non pas de façon superficielle, c’est-à-dire du bout des lèvres, mais du fond de notre cœur.

Comme le psalmiste David, prions : « mon âme bénis l’Eternel et n’oublie aucun de ses bienfaits ! ». Soyons reconnaissants à Dieu dans les petits détails. Bonne semaine de travail.

Antoine DJETE

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